Les prix de marché sont en hausse en Europe


  • France

    34,63 euros/MWh

    Allemagne

    32,76 euros/MWh

    Belgique

    40,79 euros/MWh

    Pays-Bas

    41,18 euros/MWh

    Grande-Bretagne

    52,19 euros/MWh

    Espagne

    42,13 euros/MWh

    Italie (PUN)

    52,07 euros/MWh

    Suisse

    36,98 euros/MWh

    Nord Pool (système)

    29,61 euros/MWh

  • France

    38,48 euros/MWh

    Allemagne

    31,63 euros/MWh

    Belgique

    44,68 euros/MWh

    Pays-Bas

    40,05 euros/MWh

    Grande-Bretagne

    55,69 euros/MWh

    Espagne

    50,32 euros/MWh

    Italie (PUN)

    52,31 euros/MWh

    Suisse

    40,30 euros/MWh

    Nord Pool (système)

    20,98 euros/MWh

  • France

    36,75 euros/MWh

    Allemagne

    28,98 euros/MWh

    Belgique

    36,62 euros/MWh

    Pays-Bas

    32,25 euros/MWh

    Grande-Bretagne

    49,12 euros/MWh

    Espagne

    39,67 euros/MWh

    Italie (PUN)

    42,77 euros/MWh

    Suisse

    37,88 euros/MWh

    Nord Pool (système)

    26,91 euros/MWh

  • France

    44,97 euros/MWh

    Allemagne

    34,19 euros/MWh

    Belgique

    44,58 euros/MWh

    Pays-Bas

    39,31 euros/MWh

    Grande-Bretagne

    51,73 euros/MWh

    Espagne

    52,24 euros/MWh

    Italie (PUN)

    53,96 euros/MWh

    Suisse

    46,00 euros/MWh

    Nord Pool (système)

    29,41 euros/MWh

  • France

    50,20 euros/MWh

    Allemagne

    44,47 euros/MWh

    Belgique

    55,27 euros/MWh

    Pays-Bas

    52,53 euros/MWh

    Grande-Bretagne

    64,90 euros/MWh

    Espagne

    57,29 euros/MWh

    Italie (PUN)

    61,30 euros/MWh

    Suisse

    52,21 euros/MWh

    Nord Pool (système)

    43,99 euros/MWh

Sources: Bourses européennes de l’électricité (pour l’Italie: Prezzo Unico Nazionale ou PUN)

Focus

Pour mieux comprendre

Les prix sont une nouvelle fois en hausse dans toute l’Europe en 2018. La hausse du prix français est plus modérée que celle des pays voisins (à l’exception de l’Espagne) avec une progression de 5 €/MWh en moyenne sur l’année par rapport à 2017.

Les prix sont notamment élevés par rapport aux années précédentes pendant l’été. A cette période, les cours des combustibles (gaz et charbon) ainsi que le cours du CO2 progressent. De plus, un été chaud et sec en Europe avec plusieurs épisodes de fortes chaleurs conduit à une hausse de la consommation et à un fort recul de la production hydraulique dans les pays nordiques. Les températures importantes entrainent également des réductions de puissances sur plusieurs centrales nucléaires en Europe, du fait de contraintes environnementales sur les températures des sources de refroidissement (rivières, fleuves, mers).

Une vague de froid tardive dans toute l’Europe à la fin du mois de février tire également les prix à la hausse. Au mois de novembre, le prix français dépasse 150 €/MWh sur quatre journées. Il atteint son maximum annuel de 259,95 €/MWh le 21 novembre à 18h alors que les températures sont inférieures aux normales de saison. De plus, des maintenances de longue durée sur le parc nucléaire belge réduisent fortement sa disponibilité au dernier trimestre (2 GW ou moins sur les 6 GW installés), ce qui contribue à tendre le système électrique européen.

A contrario, le nombre de pas horaires avec des prix négatifs augmente en France avec 11 occurrences dont 7 la seule journée du 1er janvier. Ce jour-là, le prix baisse jusqu’à -31,8 €/MWh, au plus bas depuis 2013. A noter qu’en Allemagne, les épisodes de prix négatifs sont bien plus fréquents et marqués en raison notamment d’une part plus importante des productions fatales dans le mix électrique.

Focus

Pour mieux comprendre

Focus

Pour mieux comprendre

Pourquoi observe-t-on des prix négatifs ?

Les prix négatifs sont des épisodes rares mais qui peuvent notamment survenir lors des creux de consommation (nuit, jour férié, week-end etc.), en raison de capacités de production difficilement modulables ou fatales (éolien, solaire). En effet, il peut être plus coûteux pour un producteur d’arrêter puis de redémarrer une production peu flexible que d’accepter des prix négatifs pendant un certain temps. On observe principalement des prix négatifs lorsque les productions renouvelables fatales (éolien et solaire) couvrent une part importante de la consommation, ce qui est plus souvent observé en Allemagne.

Focus

Le couplage des marchés garantit une utilisation optimale des capacités d'échanges

Le couplage journalier par les prix de marché améliore l’efficacité économique du système électrique européen. Il permet de créer une zone d’échange unique, et par conséquent des zones de prix identiques lorsque les capacités d’interconnexion ne limitent pas les échanges transfrontaliers. Depuis une dizaine d’années, le marché français a été successivement couplé avec la plupart des marchés d’Europe de l’Ouest. La région couplée s’étend encore en 2018 avec le couplage de la Croatie le 20 juin et celui de l’Irlande le 1er octobre.

N.B. : l’Allemagne et le Luxembourg constituent une même zone de prix. Le couplage de la Pologne s’effectue via la Suède uniquement (câble sous-marin SwePol).

 

Le lundi 26 mars, entre 2h et 3h, une situation de convergence remarquable est enregistrée, avec des prix identiques dans toute la région couplée sauf en Grande-Bretagne. 29 zones convergent à un prix de 38,92 €/MWh du Portugal à la Finlande. Une telle convergence n’avait encore jamais été observée. Pour qu’une telle situation puisse se produire, il faut que les pays aient des conditions de marché proches pour que les interconnexions ne limitent pas les échanges aux frontières.

 

Pour mieux comprendre

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Pour mieux comprendre

Une nouvelle zone de prix autrichienne

La région CWE sur laquelle les prix des marchés de l’électricité sont couplés depuis 2010 regroupe la France, la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas. La France, les Pays-Bas et la Belgique ont chacun une zone de prix correspondant à leur frontière, tandis que l’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg étaient regroupés dans une zone de prix unique. Le 1er octobre 2018, cette dernière est séparée en deux parties : l’une regroupant l’Allemagne et le Luxembourg, et l’autre constituée de l’Autriche. Ainsi, même si le nombre de pays de la région CWE reste inchangé, elle couvre maintenant cinq zones de prix distinctes au lieu de quatre.

Légère baisse de la convergence des prix dans la région CWE


La convergence des prix dans la région CWE recule légèrement et s’établit à 33%. Ce chiffre recouvre des situations variées : la semaine du 30 juillet, les prix convergent sur 89% des pas horaires (au plus haut depuis sept ans) alors que d’autres semaines, où les conditions de marché sont très hétérogènes entre les zones ou plus tendues comme lors de la vague de froid, les prix de toute la région ne convergent sur aucun pas horaire.

 

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