Un réseau développé de plus en plus en souterrain


En 2018, le réseau public de transport compte plus de 348 km de nouvelles liaisons (incluant les mises en souterrain de liaisons existantes).

Comme en 2013 (avec la liaison 400 kV Cotentin – Maine) et en 2016 (liaison 400 kV Lonny – Vesle), l’année 2018 se différencie des autres par l’aboutissement d’un projet en aérien très haute tension (à savoir le projet 2 Loires, et la mise en service des liaisons 225kV Rivière – Sanssac et Pratclaux – Trevas, pour 75 km cumulés). En dehors de ce projet, la technologie souterraine représente la grande majorité des nouvelles liaisons en 2018, comme cela est le cas depuis une dizaine d’années.

Par ailleurs RTE a renouvelé plus de 447 km de liaisons aériennes et souterraines sur son réseau.

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Liaisons aériennes et souterraines : deux technologies complémentaires

Le développement du réseau de transport d’électricité s’appuie sur des solutions variées, tenant compte de critères tech­niques, économiques, environnementaux et sociétaux. Elles se divisent en deux familles : les techniques de liaisons aériennes ou sou­terraines.

RTE s’est engagé dans le cadre de son Contrat de Service Public à ne pas augmenter le linéaire aérien (les déposes compensant les créations) et à réa­liser a minima 50% des nouvelles liaisons HT en technique souterraine.

La différence de coûts d’investissement entre aérien et souterrain dé­pend du niveau de tension : ils sont équi­valents pour les ouvrages 63 et 90 kV, mais ceux du souterrain sont environ deux fois plus élevés que l’aérien en tension 225 kV, et huit fois plus élevés en tension 400 kV (*).

Aujourd’hui le réseau est souterrain à :

  • 8,3% en 63/90 kV,
  • 5,5% en 225 kV
  • de façon négligeable en 400 kV (0,02%).

(*) En 400 kV alternatif, les câbles souterrains sont très onéreux et il est nécessaire de construire tous les 20 km des postes pour compenser l’effet capacitif des câbles. A ce niveau de tension, la technologie à courant continu souterraine peut être envisagée. Elle présente un coût équivalent à une ligne aérienne en alternatif mais la capacité de transit est 3 à 5 fois moindre.

Source : Schéma Décennal du Développement du Réseau

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Tensions 400 kV et 225 kV


Souterrain

30 km de nouvelles liaisons souterraines ont été mises en exploitation en 400 et 225 kV en 2018. Cela concerne principalement :

  • la mise en service de la liaison 225 kV à double circuit Château-Gombert – Enco-de-Botte, dans les Bouches-du-Rhône, dans le cadre du raccordement du poste client distributeur de Château-Gombert, destiné notamment à renforcer l’alimentation électrique de l’agglomération marseillaise,
  • une partie (près de 8 km) de la liaison aéro-souterraine 225 kV La Rivière – Sanssac, dans le cadre du projet 2 Loires (cf. Faits marquants).

Aérien

RTE a renouvelé près de 224 km de conducteurs aériens en 2018 pour les tensions 400 kV et 225 kV, dont une très grande partie concerne :

  • la réhabilitation des liaisons 225 kV St-Auban – Ste-Tulle et Oraison – Sisteron, dans les Alpes-de-Haute-Provence, afin d’augmenter leurs capacités de transit pour l’accueil de nouvelles productions d’énergies renouvelables à venir,
  • le renouvellement des supports et des conducteurs de la liaison 225 kV Niort – Val-de-Sèvre, dans les Deux-Sèvres,
  • le renouvellement d’une partie des conducteurs de la liaison à double circuit 400 kV Le Havre – Rougemontier.

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Tensions 63 kV et 90 kV


Souterrain
Avec 193 km de nouvelles liaisons mises en exploitation, la longueur des câbles souterrains en tensions 63 kV et 90 kV augmente en 2018. RTE a procédé en particulier à la mise en service de :

  • la liaison 90 kV Le Laitier – Rom, dans les Deux-Sèvres (pour répondre à la croissance diffuse de la charge, et à la levée des contraintes de transit observées sur le réseau Poitiers-sud),
  • la liaison 90 kV Herie-la-Vieville – Marle, dans l’Aisne (renforcement du réseau pour l’accueil de nouvelles capacités de production d’énergies renouvelables),
  • la liaison 63 kV Boutre – Cadarache, dans le Var (sécurisation de l’alimentation électrique du site client CEA de Cadarache),
  • la liaison 63 kV Scheer – Selestat, dans le Bas-Rhin (dans le cadre du projet de renforcement du réseau en centre-Alsace)
  • la liaison 63 kV Athélia – le Castellet, dans les Bouches-du-Rhône et le Var (renforcement de l’alimentation électrique de la zone littorale entre Marseille et Toulon),
  • la liaison 63 kV Breteuil – Hargicourt – Valescourt, dans l’Oise (restructuration de l’alimentation électrique du centre de l’Oise)

Le taux de mise en souterrain des nouveaux ouvrages construits en tension 63 kV et 90 kV est de 93,2% en 2018 avec une moyenne de 97,4% sur les trois dernières années (période 2016 – 2018).

Aérien
Certains ouvrages aériens de tension 63 kV et 90 kV ont fait l’objet de travaux de renouvellement des conducteurs pour un total de 138 km. On peut citer :

  • la liaison à double circuit 90 kV Juine – St-Evroult dans l’Essonne,
  • la liaison 90 kV Cerizay – Mauleon dans les Deux-Sèvres,
  • la liaison 90 kV la Farradière – le Thou en Charente-Maritime,
  • la liaison 63 kV Betting – St-Avold en Moselle,
  • la liaison 63 kV la Chapelle-du-Châtelard – Cize – Servas dans l’Ain,
  • la liaison 63 kV Bagatelle – Bram – Castelnaudary – Valgros dans l’Aude.

A noter que près de 14 km de circuits neufs ont été mis en service au cours de cette année, dont 10 km concernant la liaison Argentière – Briançon, dans les Hautes-Alpes, dans le cadre du projet de renforcement de l’alimentation électrique de la Haute-Durance.

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