Nucléaire : Une production en hausse


Avec 63,1 GW la capacité de production nucléaire n’évolue pas. Elle représente près de la moitié de la capacité totale française (130 GW). Avec une disponibilité supérieure à 2017, la production nucléaire est en hausse (+3,7%, +14,06 TWh). La production représente 71,4% de la production totale d’électricité en France.

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Une production d'électricité d'origine thermique à flamme marquée par la fermeture de la dernière centrale au fioul


Le redressement progressif de la production nucléaire et la forte hausse de la production hydraulique en 2018 ont pour conséquence une mobilisation moins importante des installations thermique à combustible fossile. La production de cette filière a ainsi fortement diminué (-26,8%) en comparaison à une année 2017 exceptionnellement élevée.
Cette année, la centrale au fioul de Cordemais a cessé de produire au 31 Mars 2018 et est définitivement fermée au 31 décembre 2018. Mise en service en 1976, elle disposait d’une capacité de production de 700 MW. Il s’agissait de la dernière grande unité de production d’électricité au fioul en France raccordée au réseau de transport.

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Le saviez-vous ?

Le COest un paramètre qui entre en compte dans les coûts variables de production d’une centrale à combustible fossile. Cette année, la forte hausse des prix des quotas de COa notamment privilégié la production de centrales au gaz par rapport aux centrales au charbon, celles-ci étant moins émettrices de COpar MWh produit.

Une production d’électricité renouvelable en hausse réduit le besoin aux moyens de production de pointe de type thermique à flamme


La production d’électricité renouvelable est en hausse par rapport à 2017. Cela a eu notamment pour conséquence un appel moins important aux moyens de production à combustible fossile.

Sur le premier trimestre, les moyens thermiques à flamme, visant à passer les périodes de pointe liées aux vagues de froid en hiver, ont été largement sollicités. La production éolienne a également été forte du fait d’un vent important ces trois premiers mois. A noter que le mois de janvier a connu des températures plus clémentes que d’ordinaire, ce qui a entraîné une diminution de la production tous moyens confondus.

Au troisième trimestre, plusieurs facteurs ont contraint l’équilibre offre-demande.
Tout d’abord, la production éolienne a été plus faible qu’au début de l’année. Par ailleurs, des températures exceptionnellement élevées en juillet ont provoqué une demande importante en énergie dues notamment à l’utilisation de la climatisation. Enfin la production nucléaire a diminué en août, suite aux réglementations environnementales qui interdisent aux centrales de rejeter de l’eau trop chaude susceptible de modifier l’équilibre environnemental.
Tous ces facteurs ont eu pour conséquence une production d’électricité à partir de moyens thermique à flamme plus importante qu’au trimestre précédent.
A noter également que la fin du second trimestre et le troisième trimestre sont marqués d’un fort ensoleillement, ce qui a permis une production solaire particulièrement élevée.

Au quatrième trimestre, la production d’énergie repart à la hausse en réponse à une demande énergétique qui croit naturellement avec l’hiver.

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